Des épisodes de pollution de l’air aux particules fines

La pollution atmosphérique par les particules fines en Bretagne est de plus en plus fréquente. Ce phénomène épargnait jusqu’il y a peu les zones plus rurales et côtières de notre pays. Bien évidemment cette pollution n’est pas que le fruit de la « production » française. Il s’agit également des polluants de nos voisins (Allemagne, Angleterre, Belgique etc…) qui voyagent avec les masses d’air.

Se succèdent donc, années après années, des épisodes de pollution plus ou moins intenses qui se déplacent en fonction de la météo, s’affranchissant des frontières et peuvent stagner plusieurs jours si aucun vent fort, ou pluie ne vient les déloger.

Sur les dernières années on note l’apparition d’un pic de pollution lié aux particules et gagnant la Bretagne en mars/avril 2013, en décembre 2013, en mars 2014, en mars 2015, en novembre 2016, en décembre 2016 et finalement en janvier 2017.

La zone est déclarée en alerte pollution pour les particules en suspension lorsque le seuil de particules est supérieur ou égale à 80 µg/m3 sur 24h. Des recommandations et des informations sont toutefois transmises lorsque le seuil est supérieur ou égale à 50 µg/m3.

Pour chacun de ces pics, la Bretagne s’est retrouvée avec un taux aux alentours des 75 à 100 µg/m3 en 2013, entre 40 et 80 (en fonction de la zone) µg/m3 en décembre 2013, aux alentours des 80 µg/m3 en mars 2014 et entre 50 et 80 µg/m3 sur les épisodes de fin 2016, debut 2017.

La fréquence des ces pics de particule en Bretagne correspond à des périodes de l’année bien spécifiques où la météorologie annonce des masses d’air en provenance de grandes agglomération (française ou des pays proches) ou des périodes plus calmes, sans vent ou pluies.

Ces phénomènes durent en moyenne quelques jours et peuvent être récurrents. Le problème de ces pollutions est qu’elles peuvent aggraver ou entraîner l’apparition de symptômes liés à des maladies respiratoires ou cardio-vasculaires.

Pour y remédier, il faudrait bien évidemment limiter l’utilisation de machines, de moteurs… qui produisent des particules fines. Certaines villes optent pour la « circulation alternée » ou exige des vignettes gage de « qualité environnementale ». D’autres vont demander une réduction de la vitesse moyenne des véhicules. Les routes initialement limitées à 90 km/h passant à 70, celles à 70 à 50, celles à 50 à 30 dans le but de réduire la production des particules.

D’un point de vue individuel, il est généralement proposé de limiter ses déplacements, de ne pas sortir, d’éviter de chauffer au bois ou de ne pas pratiquer d’activité sportive dans la rue…

Pour vous informer sur la qualité de l’air et sur les pics, qu’il s’agisse des particules ou de l’ozone, vous pouvez vous inscrire ou consulter Air breizh (http://www.airbreizh.asso.fr/), géré par une association dont les dispositifs sont placés un peu partout en Bretagne et qui vous permet entre autre, d’être alerté par mail.

Ou encore vous pouvez jeter un œil au site Prev’air (http://www2.prevair.org/) qui permet un balayage plus large et fait également un point sur les différents épisodes que notre pays a traversés ses dernières années. Plus général il permet toutefois de faire de consulter des « archives » de la situation française.

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