La sécheresse touche aussi la Bretagne

En cette ère de réchauffement climatique, le temps français est quelque peu chamboulé. Les saisons sont perturbées, les températures s’envolent, la pluie manque… et la sécheresse survient. Ce phénomène concerne un certain panel de régions, et s’installe même au « royaume » de la pluie, la Bretagne. La terre bretonne traverse en ce moment même l’une des plus graves sécheresses de l’histoire de France, bien plus grave encore qu’en 1976 et 1990. Focus sur la région française la plus touchée par le manque d’eau.

 

Un déficit pluviométrique qui perdure depuis 2016

Depuis le printemps 2016, toutes les saisons ont enregistré un déficit hydrique en Bretagne, avec un été nettement plus chaud que la normale.

Ainsi un déficit de 20 à 30% a été enregistré pour l’été de Centre Bretagne, contre un déficit de 10% sur le bassin Rouennais.

Le mois de Septembre affiche un déficit moyen de 25%, avec un temps estival duratif et des pluies tardives. En Octobre, le déficit est d’environ 70% : la Bretagne est touchée d’une sécheresse automnale importante.

Le mois de Novembre a été pluvieux (retour dans les normales saisonnières) mais Décembre et Janvier sont restés secs, offrant à la Bretagne une sécheresse hivernale exceptionnelle, dotée d’un déficit de 40 à 50%.

Février, plus arrosé que la moyenne (+20%), a tenté de pallier au manque d’eau mais le mois de Mars a ancré la sécheresse avec des températures excédentaires.

 

Les nappes phréatiques touchées

L’absence de pluie principalement en hiver a empêché la recharge des nappes phréatiques, se trouvant à un niveau déjà très bas suite aux saisons estivale et automnale excessivement sèches. Ces nappes, déjà peu nombreuses en raison de la géologie bretonne faite de roche fracturées ,sont pourtant essentielles au bon fonctionnement de la région . Les agriculteurs et les industriels se voient préoccupés par la faible capacité des nappes, et se voient forcés de puiser sur le réseau de distribution d’eau potable faute d’eau. La situation bretonne est au stade de l’urgence.

 

Des restrictions pour sauver la région

Interdiction de laver les voitures, d’arroser les pelouses, de remplir sa piscine… rien est épargné pour économiser l’eau. En février, le préfet de l’Ille-et-Vilaine mettait en vigueur les premières restrictions dans le département ; en avril, le préfet du Morbihan ajoutait des restrictions de grande ampleur ; le 11 mai, la préfecture des Côtes d’Armor a pris un arrêté visant à économiser l’eau potable. Au vue de l’aggravation de la situation, certaines restrictions ont même été prolongées. Les dirigeants se concentrent également sur la prévention de la population, et effectuent un travail de sensibilisation auprès de certaines communes.

Le manque d’eau affecte toute la société, et il n’est pas facile de se prononcer quant à la date de levée de ces restrictions, visibles ici :

http://www.ouest-france.fr/bretagne/vannes-56000/morbihan-le-departement-place-en-etat-d-alerte-secheresse-4956399

http://www.letelegramme.fr/morbihan/morbihan-en-secheresse-des-restrictions-d-eau-decidees-par-le-prefet-28-04-2017-11493381.php

Le préjugé d’une Bretagne pluvieuse est désormais à bannir… la sécheresse touche bel et bien cette région.

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