Des ports de légende en Bretagne

Le Bretagne regorge de ports à l’histoire intéressante, qui ont dessiné les visages de cette région maritime où les légendes foisonnent. Voici certains d’entre eux.

 

Haliguen

 

Haliguen est situé en Bretagne Sud, dans la baie de Quiberon ; cette ria accueille des bateaux depuis l’Antiquité, lesquels y sont à la recherche d’une protection et de points d’eau pour leur avitaillement. En 1840, il devient port d’échouage, et voit le développement d’activités marchandes et piscicoles. En 1968, des activités de plaisance s’y installent. Le site conserve aujourd’hui tout son charme ; des expositions artistiques sont régulièrement organisées dans le phare, datant de 1856.

http://www.quiberon-port-haliguen.com/

Audierne

 

Situé au Cap Sizun, à quelques encablures au sud-est de la très touristique pointe du Raz en Bretagne, dans un pays autrefois de pêcheurs de merlu, de lieu et de congre, Audierne offre aujourd’hui le charme d’une station balnéaire avec son port actif et coloré, ses quais animés où l’on arrive par des ruelles serpentant à flancs de coteaux. Durant la saison, c’est un espace de fête et d’animations. Son origine est lointaine, puisque à l’époque gallo-romaine, un port dénommé « Vindana Portus » semble avoir existé à l’emplacement actuel. À partir du XVe siècle, la ville voit se développer une grande prospérité, et les pilotes d’Audierne sont parmi les plus réputés pour leurs connaissances maritimes : ils firent partie des premiers à découvrir les bancs de morues à Terre-Neuve. Au siècle suivant, avec les désordres de la ligue, la région est pillée, la richesse d’antan disparaît ; il faut attendre 1598 et l’Édit de Nantes pour qu’elle revienne, et les armateurs pour marquer l’origine de cette prospérité retrouvée font sculpter au-dessus des porches la représentation de leurs navires ; les petites unités ne sont pas oubliées, comme en témoigne la barque à rames figurant au porche ouest de l’église St Raymond. L’histoire se poursuit ensuite en dents de scie, entre pertes de vitesse et renouveau, avant de renaître véritablement au XIXe siècle, quand la ville prend la si caractéristique allure des ports bretons, avec ses grandes maisons blanches serrées les uns contre les autres face à la mer. https://audierne.fr/aud-esq

 

Porspoder

 

C’est dans ce port de Bretagne qu’aurait débarqué saint Budoc ou Buzeuc, qui veut dire noyé en breton ou selon d’autres traductions sauvé des eaux, et ce, après avoir été abbé de l’abbaye de Beauport en Irlande ; il y serait arrivé à bord d’une auge de pierre, qu’il aurait ensuite chargée sur une charrette de bœufs qu’il aurait laissé aller pour échapper aux quémandeurs de miracles. Là où l’essieu du chariot s’est rompu, il érigea son église ; ce fut celle de Plourin. Né dans un tonneau, il est un des saints patrons des mariniers. http://www.finisteretourisme.com/port-de-porspoder

 

Le Conquet

 

Avant que n’éclate la révolution française, Le Conquet, qui se dit Konk Leon en breton (littéralement : « anse du Léon »), vivait principalement du commerce ; depuis, la pêche (crabes, poissons nobles, pêche côtière) s’y est développée. Le lieu a gardé son charme d’autrefois avec ses maisons en pierre ; la balade du crabe dans la ville permet aujourd’hui de découvrir de riches maisons de maîtres et d’aller admirer la vue depuis la Pointe Saint-Christophe. Parmi les faits marquants de l’histoire du lieu, en 1207, les partisans de Jean sans Terre construisirent un château fort près du Conquet, qui fut complètement rasé en 1218 par Pierre de Dreux, et Henri III, roi d’Angleterre, voyageant par bateau vers Bordeaux y séjourna quelques jours en 1242 pour fuir la tempête, logeant à l’abbaye de Saint-Mathieu, tandis que le 29 Septembre 1558, la ville fut presque entièrement détruite par une flotte anglo-flamande qui aborda au Conquet. http://www.tourismeleconquet.fr/presentation/le-conquet

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