L’élevage en bretagne

 

Comme bon nombre de régions en France, la Bretagne possède un fort intérêt pour l’agriculture et plus particulièrement pour l’élevage. Quelles sont donc les particularités et les tendances de ce secteur d’activité ?

Une grande terre d’élevage

Dès l’année 2013, différentes études menées par les services de la Direction de l’alimentation, de l’agriculture et des forêts (Draaf) et de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) ont démontré ce qui semblait évident pour tous : la Bretagne se trouve bien être la première région d’élevage française. Elle fournit ainsi à elle seule plus du tiers de l’ensemble des animaux finis dans notre pays. La filière élevage réalise sur une année une valeur ajoutée de 850 000 €. Autre mesure qui démontre ainsi toute l’importance de cette activité : les trois-quarts des exploitations agricole bretonnes élèvent des animaux destinés à la viande soit plus de 25 000 exploitations !

L’agriculture en Bretagne est un poids lourd économique. Elle occupe donc également une place importante sur le secteur de l’emploi. On estime par exemple que l’intégralité de la filière viande pèse ainsi plus de 55 000 emplois dont près de la moitié pour la seule activité d’abattage-transformation.

Une grande diversité

C’est bien grâce à une diversification de ses types d’élevage que la Bretagne réussit à réaliser de telles performances dans le domaine de l’agriculture. Et c’est d’ailleurs une tendance qui se confirme actuellement et qui prend même de l’ampleur. En effet, si la région est surtout connue pour sa production de porc (impression confirmée par les études : la région est bien la première en terme de production du pays, elle possède 56% du cheptel national en 2014 sur 6 530 exploitations pour un total de 13,49 millions de porcs charcutiers abattus), on trouve également une très importante production de volaille et de veaux en particulier. Le territoire breton produit un gros tiers de la viande de volaille française (canards, dindes, poulets ou encore pintades), soit plus de 500 000 tonnes mais aussi 40% de la production nationale d’oeufs. Il génère également plus de 20% de la totalité de la production nationale de viande de veau.

Malgré ses excellents résultats, il reste toutefois des marchés en devenir à développer et notamment sur le secteur de la production de viande de mouton qui ne couvre à ce jour que seulement 2% du résultat au niveau national. En comparaison avec les autres viandes, cela se révèle être très faible ! Ce mauvais chiffre s’explique surtout par le fait que les éleveurs ovins ont choisi de privilégier une production de très haute qualité donc avec des faibles volumes. La renommée de l’agneau de pré-salé du Mont-Saint-Michel ou encore de l’agneau de Belle-Ile n’est pourtant plus à faire et est largement répandue sur le territoire.