Les énergies renouvelables du Golfe du Morbihan

Le golfe du Morbihan est une mer intérieure d’environ 115 km2, située au Nord du Golfe de Gascogne. Il est relié à l’Océan Atlantique par un étroit chenal de 900 mètres. A chaque marée, environ 400 millions de m3 d’eau de mer passent dans le Golfe, créant des courants dont la vitesse peut atteindre 8 à 9 nœuds lors des grandes marées, l’équivalent de 16 à 17 km / heure. Très protégé et sans cesse renouvelé, le Golfe abrite un écosystème maritime d’une grande diversité. Parsemé de nombreuses îles (la légende dit qu’il y en a autant qu’il y a de jours dans une année, mais en réalité, il y a 42 îles habitées ou habitables dans le Golfe du Morbihan), le Golfe est également une réserve environnementale pour une grande variété d’oiseaux marins et espèces de plantes. De l’autre côté du canal, donnant sur l’océan, la baie de Quiberon est une baie de taille similaire au Golfe du Morbihan (environ 120 km ²). Protégé par la presqu’île de Quiberon, le Golfe du Morbihan est une zone maritime unique, à laquelle d’aucuns attribuent l’étiquette de “plus belle baie du monde”. Plus qu’un paradis touristique, le Golfe du Morbihan présente des atouts propices au développement des énergies renouvelables.

 

Courants et marées

On sait que le Golfe est séparé de la baie de Quiberon par la presqu’île de Rhuys et communique avec celle-ci par un goulet étroit d’un kilomètre de large. En conséquence, on y rencontre de très forts courants de marée, qui donnent une allure de torrent au niveau de certains passages. Au niveau de Port Navalo, se trouve le deuxième courant le plus fort d’Europe. Les eaux peuvent y atteindre une vitesse de 9 nœuds (4 m/s). On remarque aussi que le cycle des marées connaît une grande inertie. Par exemple, lorsque la marée est haute, à l’entrée du Golfe et en baie de Quiberon, le fond continue à se remplir, et les niveaux d’eau, à monter. Ce qui crée un décalage entre les heures de pleine mer et celles au fond du Golfe. On observe l’inverse du phénomène au moment de la marée basse. Bien plus, les mouvements de flux et reflux du courant manquent de régularité et interagissent dans le Golfe. Cette réalité crée de nombreux contre-courants. Ces phénomènes maritimes, que sont les courants et les marées, constituent un potentiel pour la production de certaines EMR. L’énergie hydrolienne, qui exploite les courants marins, pourraient y être produite à moindre frais. Idem pour l’énergie marémotrice. La zone est donc propice au développement des énergies renouvelables. C’est dans cette logique qu’au forum des énergies renouvelables, qui s’est tenu dans le Morbihan, du 15 avril au 3 juin 2017, la société Guinard Energies, a mené une démonstration de l’exploitation de sa turbine hydrocinétique. Une innovation à suivre.

 

Les déchets agricoles

Utiliser les résidus non valorisables de l’agriculture et de l’élevage, pour produire de l’énergie, est une autre option que des agriculteurs ont déjà adoptée dans le Morbihan. C’est ainsi que des agriculteurs de Berric (commune de Vannes) ont décidé de la création d’une unité de méthanisation pour valoriser le biogaz. Comme on peut le voir, le potentiel en énergies renouvelables est immense dans le Golfe du Morbihan.

 

Pour en savoir plus…

  • Faire des économies d’énergie dans le Morbihan :

https://www.quelleenergie.fr/bretagne/morbihan

  • Atlas de l’environnement du Morbihan :

http://csem.morbihan.fr/dossiers/atlas_env/reponses/energies_renouvelables.php

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